jeudi, octobre 20, 2005
Matthieu 18, 15-20
"15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. 16 Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.
17 S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain.
18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
19 Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.
20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux."
LS- 1910.
Notre dette envers Dieu.
A lire " rapidement" ce passage proposé pour la prédication de dimanche qui vient, tout en jettant un coup d'oeil sur le thème de " 22e dimanche aprés la Trinité"... Je suis tentée de faire, pour la blague, le raccourci: " 22, v'la les flics ! " juste pour me décoincer… parce que c'est sur un ton un peu crispé que ce passage de Matthieu commence...
En " business management" cela s'appelle de la " gestion de conflits". Dans le titre de ma bible " parole de vie" de ce passage, je lis : " Comment agir avec celui qui fait du mal"... Ce même passage qui est précédé de " l'histoire du mouton perdu" où il est exposé qu'un homme met tout ses efforts à retrouver une brebis perdue, sans s'être ( par exemple) contenter de se consoler que les 99 autres ne l'étaient pas.
C'est alors que dans une même logique de pensée, celui qui se sent agressé, attaqué dans son être ( la " parole de vie " traduit le péché par " te fait du mal") a besoin de conseils pour réagir sur un terrain où il se sent déstabilisé : le conflit.
On notera que le propos de ce passage n'est pas d'établir une justice, de savoir qui a raison ou tort... Le parti est déjà pris et clair : "15 Si ton frère a péché, va et reprends-le ..."
Zoom intérieur.
D'un point de vue analytique, le déroulement des actions se présente ainsi :
1 Ne pas refuser le conflit puisqu'il est demandé " d'aller le voir, ou le reprendre".D'aller le voir, cad de prendre les devant ( ne pas laisser la situation dégéner ou fuir), faire face, ou plutôt: face à face.
2 Sans doute dans le cadre d'une rencontre, il n'est proposé un dialogue à force égale : entre lui et toi mais il est dit de lui " faire des reproches", de le " reprendre", le " celui qui fait du mal" est donc considéré comme, déjâ, en " voie de perdition". Comme les brebis, il est donc à ramener au sein de quelque chose...
= résultat : Si un accord est trouvé en son écoute ( sous-entendant, bien evidemmment, que ce sont les deux parties qui se seront entendues), de ces deux parties divisées, déchirées, se découvre une unité, " tu as gagné un frère".
... Idillyque...
3 Retour à la réalité, " s'il ne t'écoute pas..." bien sur ! Si c'était aussi facile, il n'y aurait pas eu conflit, stress ( stress en anglais veut dire : mettre l’accent… cad mettre toute ton energie, de manière obscéssionelle)... Il semble que dans ce cas, ta seule force ne suffise pas, qu'il faut donc convaincre d'autres personnes de te porter soutien... Soutien, du moins : témoignage de la més-entente. Témoignage et jugement sur le fait que " celui qui fait du mal" reste sur son statut-quo, refuse d'écouter... en d'autres termes : est "bouché".
Jusqu'ici, nous étions dans une histoire " civile", de celles qui nous arrive au bureau, entre voisins, peut-être entre relations, voire même dans nos familles... Mais voilà, que le recours aux témoins n'ayant pas eu l'efficacité escompté, voilà dis-je, qu'il faut faire intervenir une entitée... autre : l'église. A l'époque de la rédaction de ces conseils, il faut donc se demander qu'elle en pouvait-être l'autorité ?
On se souvient des commandements que Moïse avait ramené gravés dans la pierre... de toutes ces perfidies incessantes des pharisiens à " chercher la petite bête", à triturer sans cesse la loi sur " la lettre" pour en chercher les contournements, les limites... Et il est facile, alors, de se repositionner dans la mentalité de cette époque où ( ... facile,oui hélas... parce que même à notre époque, cet esprit de mesquinerie s'est-il éteint ? ) la référence en cas de situation compliquée se devait de passer en jugement, et à cette époque, le jugement le plus sur et fiable était établi par ceux qui avaient le pouvoir. Le pouvoir était à ceux qui avaient la connaissance de la loi, la loi était gardée et examinée par ceux qui en étaient dépositaires : les gardiens de la loi.
Peut-on considérer l'église comme une tierce personne ?
Dans une exégèse de " premier degré" cad basique, il est communément accepté que l'évangile selon Matthieu s'adresse à des juifs, puisqu'il semble qu'il ne rappelle pas de manière didactique les uses et coutumes en pratique par les israélites, les sous-entendant connus du lecteur.
En extrapolant, il est facile d’imaginer que cette histoire qui représente deux personnes en désaccord ( comme, par exemple, il n’y avait pas qu’une seule personne s’appellant Matthieu mais bien toute une école ) parle de deux communautés en bisque-bisque :
Il y a fort à parier dans ce cas que l'église de l'époque matthéenne se soit heurtée avec les autorités en place. ainsi, d'un conflit qui semblait se dérouler d'entre deux personnes au vers. 15, nous voilà en face de deux entitées qui, à en lire le cheminement précédemment analysé ne s'entende pas. Le jugement tombe comme un couperet au vers. 17 : s'il n'écoute pas l'église...", cad une communauté de gens qui croit de la même manière ? ou qui croit la même chose ?...
S'il n'écoute pas, donc, alors il ne te croit pas, repousse le et considère le comme " un païen " cad quelqu'un qui ne croit pas, ou qui croit de mauvaise manière, ou un publicain, cad un collecteur d’impots ( donc un vendu, un corrompu… visiblement ), En tout cas , quelqu’un que l’on accepte pas dans la communauté… que l’on met à part.
Le sujet du conflit peut donc apparaître de cette manière : Si le désaccord mène à la « mise à part » , la déconsidération de celui qui refuse d’entendre raison , peut en être la raison... C’est peut-être justement que là que se trouve le sujet du conflit. Il est donc demandé de ne pas s’acharner plus que de mesure, une fois que tous les moyens mis en œuvre, ont été exécutés, de mettre à part ( hors de nos préoccupations) le sujet « fouteur de trouble » qui sera considéré comme quelqu’un de non-fiable, un corrompu.
On notera que les choses se retrouvent ainsi partagées et délimitées , en quelque sorte « le bon grain de la livraie, séparé », que dans ce cas présent , il n’est nullement demandé se « mettre au niveau » de « celui qui refuse de comprendre », encore moins d’utiliser ses armes pour lui rendre la pareille !
Zoom extérieur.
Aprés avoir démontré l'inexorabilité de la situation, qui semble noué, le passage bascule au verset 18, il exorte à positiver. Promettant que ce qui est fait au présent, ne change pas de statut dans le futur. Faisant apparaître la conséquence de nos actions et de « prise de partis » comme définitive, les contacts que nous lions sont scellés. Le " ciel" apparait être le miroir de la " terre" où tout s'est tramé. De cette trame en construction sur terre, aucune distorsion, modification n'apparaitra au ciel. Le ciel se présente ainsi comme une sorte d'état de jouissance passive des acquis établis activement sur terre. Exortation donc à agir maintenant, pour construire ( alléas-mouvance) ce qui s’avèrera être définitif ( scellé-statique) pour le futur.
Le verset 19, présente l’interaction, autre exortation à s’unir , créer des liens et ici dans ce passage avec promesse d’un bienfait immédiat.Il présente le deuxième volet de cette composante. Le premier volet présentait le phénomène de délimitation entre ceux de la communauté qui pouvaient envisager de "voir les choses en accord", le deuxième volet présentait les états de concordances entre les actions " ici-bas et les aspirations à en profiter " éternellement".
Recentrage.
Le troisième volet présente, lui, l'interface vivante de ces actions menées sur terre en direction de... au milieu d'eux. L'interaction est donc une évocation. Mais la distance qui séparait, au volet 1 celui qui faisait du mal et celui qui lui reprochait, était définitive. La distance entre ce rapport temps- actions- bénéfice passif de ces actions était, en volet 2, elle aussi, exprimée sous forme d'une tension ( de tendre vers...). En le volet 3, de par l'union, le phénomène de l'intercession, cette distance est abolie. Le verset 20 réunis les « unis » et Dieu. Dieu, au milieu de nous. La définition du pluriel est ainsi ètabli : car là ou deux ou trois... tout en insitant sur cette unité... Nouer des liens, s'unir génére un organisme qui supprime toute distance. Il semble que le but soit ainsi exprimer en la recherche de l’accord : deux, trois, trouve l’accord de/et Dieu est au milieu… dans l’accord. Dans l'accord même ? Qu'est-ce que le milieu pour deux personnes ou une communauté ? Faut-il comprendre par milieu, juste mesure ? Il semble que non, que ce concept de " milieu" n'est pas " boudhiste... puisque les précédentes parties nous ont montré qu'une sorte de délimitation du tissu relationel ( et à travers lui, les idées, les pensées, les actions de ceux avec qui on choisit d'être en accord, il s'agit même plutôt d'un tout ou rien!), les délimitations du temps ( en ce verset 19 que l'on pourrait mettre en parralèle avec le " il y a un temps pour semer, un temps pour récolter..." de l'ecclésiate... ne sont pas de l'ordre d'une sorte de recherche d'équilibre. Le "milieu" n'est donc pas un concept abstrait, tout au contraire : il signifie une présence réelle: la promesse d'être là. Et à bien y réfléchir, ce passage qui pourrait être interprété de manière
trés pragmatique:
Comment s'en sortir lorsqu'on se heurte avec quelqu'un qui ne cherche que la scission ?
- de chercher à établir qu'il n'y peut plus y avoir d'entente.
Comment s'en sortir quand il semble que le temps passe, que l'on pourrait avoir l'llusion du " tout peut se recommencer" ?
- Il ne s'agit pas là se croire en un éternel recommencement des choses... ce qui pourrait, au contraire paraître démotivant. Mais de commencer, affermir, établir pour toujours....
Comment se poser, se positionner si ce qui se trame peut se dénouer ? que ce qui est en constance mouvance semble si incertain ? nous et nos rapports avec nous-mêmes, nous et nos rapports avec autruis ?
- Le milieu n'est-il pas un centre de gravité, autour de quoi/qui tout graviterai ? un point de référence, quand nous serions désorientés ? De créer une périphérie ne fait-il pas apparaître son milieu ?
NM - 20/10/2005.
17 S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Église; et s'il refuse aussi d'écouter l'Église, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain.
18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
19 Je vous dis encore que, si deux d'entre vous s'accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux.
20 Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux."
LS- 1910.
Notre dette envers Dieu.
A lire " rapidement" ce passage proposé pour la prédication de dimanche qui vient, tout en jettant un coup d'oeil sur le thème de " 22e dimanche aprés la Trinité"... Je suis tentée de faire, pour la blague, le raccourci: " 22, v'la les flics ! " juste pour me décoincer… parce que c'est sur un ton un peu crispé que ce passage de Matthieu commence...
En " business management" cela s'appelle de la " gestion de conflits". Dans le titre de ma bible " parole de vie" de ce passage, je lis : " Comment agir avec celui qui fait du mal"... Ce même passage qui est précédé de " l'histoire du mouton perdu" où il est exposé qu'un homme met tout ses efforts à retrouver une brebis perdue, sans s'être ( par exemple) contenter de se consoler que les 99 autres ne l'étaient pas.
C'est alors que dans une même logique de pensée, celui qui se sent agressé, attaqué dans son être ( la " parole de vie " traduit le péché par " te fait du mal") a besoin de conseils pour réagir sur un terrain où il se sent déstabilisé : le conflit.
On notera que le propos de ce passage n'est pas d'établir une justice, de savoir qui a raison ou tort... Le parti est déjà pris et clair : "15 Si ton frère a péché, va et reprends-le ..."
Zoom intérieur.
D'un point de vue analytique, le déroulement des actions se présente ainsi :
1 Ne pas refuser le conflit puisqu'il est demandé " d'aller le voir, ou le reprendre".D'aller le voir, cad de prendre les devant ( ne pas laisser la situation dégéner ou fuir), faire face, ou plutôt: face à face.
2 Sans doute dans le cadre d'une rencontre, il n'est proposé un dialogue à force égale : entre lui et toi mais il est dit de lui " faire des reproches", de le " reprendre", le " celui qui fait du mal" est donc considéré comme, déjâ, en " voie de perdition". Comme les brebis, il est donc à ramener au sein de quelque chose...
= résultat : Si un accord est trouvé en son écoute ( sous-entendant, bien evidemmment, que ce sont les deux parties qui se seront entendues), de ces deux parties divisées, déchirées, se découvre une unité, " tu as gagné un frère".
... Idillyque...
3 Retour à la réalité, " s'il ne t'écoute pas..." bien sur ! Si c'était aussi facile, il n'y aurait pas eu conflit, stress ( stress en anglais veut dire : mettre l’accent… cad mettre toute ton energie, de manière obscéssionelle)... Il semble que dans ce cas, ta seule force ne suffise pas, qu'il faut donc convaincre d'autres personnes de te porter soutien... Soutien, du moins : témoignage de la més-entente. Témoignage et jugement sur le fait que " celui qui fait du mal" reste sur son statut-quo, refuse d'écouter... en d'autres termes : est "bouché".
Jusqu'ici, nous étions dans une histoire " civile", de celles qui nous arrive au bureau, entre voisins, peut-être entre relations, voire même dans nos familles... Mais voilà, que le recours aux témoins n'ayant pas eu l'efficacité escompté, voilà dis-je, qu'il faut faire intervenir une entitée... autre : l'église. A l'époque de la rédaction de ces conseils, il faut donc se demander qu'elle en pouvait-être l'autorité ?
On se souvient des commandements que Moïse avait ramené gravés dans la pierre... de toutes ces perfidies incessantes des pharisiens à " chercher la petite bête", à triturer sans cesse la loi sur " la lettre" pour en chercher les contournements, les limites... Et il est facile, alors, de se repositionner dans la mentalité de cette époque où ( ... facile,oui hélas... parce que même à notre époque, cet esprit de mesquinerie s'est-il éteint ? ) la référence en cas de situation compliquée se devait de passer en jugement, et à cette époque, le jugement le plus sur et fiable était établi par ceux qui avaient le pouvoir. Le pouvoir était à ceux qui avaient la connaissance de la loi, la loi était gardée et examinée par ceux qui en étaient dépositaires : les gardiens de la loi.
Peut-on considérer l'église comme une tierce personne ?
Dans une exégèse de " premier degré" cad basique, il est communément accepté que l'évangile selon Matthieu s'adresse à des juifs, puisqu'il semble qu'il ne rappelle pas de manière didactique les uses et coutumes en pratique par les israélites, les sous-entendant connus du lecteur.
En extrapolant, il est facile d’imaginer que cette histoire qui représente deux personnes en désaccord ( comme, par exemple, il n’y avait pas qu’une seule personne s’appellant Matthieu mais bien toute une école ) parle de deux communautés en bisque-bisque :
Il y a fort à parier dans ce cas que l'église de l'époque matthéenne se soit heurtée avec les autorités en place. ainsi, d'un conflit qui semblait se dérouler d'entre deux personnes au vers. 15, nous voilà en face de deux entitées qui, à en lire le cheminement précédemment analysé ne s'entende pas. Le jugement tombe comme un couperet au vers. 17 : s'il n'écoute pas l'église...", cad une communauté de gens qui croit de la même manière ? ou qui croit la même chose ?...
S'il n'écoute pas, donc, alors il ne te croit pas, repousse le et considère le comme " un païen " cad quelqu'un qui ne croit pas, ou qui croit de mauvaise manière, ou un publicain, cad un collecteur d’impots ( donc un vendu, un corrompu… visiblement ), En tout cas , quelqu’un que l’on accepte pas dans la communauté… que l’on met à part.
Le sujet du conflit peut donc apparaître de cette manière : Si le désaccord mène à la « mise à part » , la déconsidération de celui qui refuse d’entendre raison , peut en être la raison... C’est peut-être justement que là que se trouve le sujet du conflit. Il est donc demandé de ne pas s’acharner plus que de mesure, une fois que tous les moyens mis en œuvre, ont été exécutés, de mettre à part ( hors de nos préoccupations) le sujet « fouteur de trouble » qui sera considéré comme quelqu’un de non-fiable, un corrompu.
On notera que les choses se retrouvent ainsi partagées et délimitées , en quelque sorte « le bon grain de la livraie, séparé », que dans ce cas présent , il n’est nullement demandé se « mettre au niveau » de « celui qui refuse de comprendre », encore moins d’utiliser ses armes pour lui rendre la pareille !
Zoom extérieur.
Aprés avoir démontré l'inexorabilité de la situation, qui semble noué, le passage bascule au verset 18, il exorte à positiver. Promettant que ce qui est fait au présent, ne change pas de statut dans le futur. Faisant apparaître la conséquence de nos actions et de « prise de partis » comme définitive, les contacts que nous lions sont scellés. Le " ciel" apparait être le miroir de la " terre" où tout s'est tramé. De cette trame en construction sur terre, aucune distorsion, modification n'apparaitra au ciel. Le ciel se présente ainsi comme une sorte d'état de jouissance passive des acquis établis activement sur terre. Exortation donc à agir maintenant, pour construire ( alléas-mouvance) ce qui s’avèrera être définitif ( scellé-statique) pour le futur.
Le verset 19, présente l’interaction, autre exortation à s’unir , créer des liens et ici dans ce passage avec promesse d’un bienfait immédiat.Il présente le deuxième volet de cette composante. Le premier volet présentait le phénomène de délimitation entre ceux de la communauté qui pouvaient envisager de "voir les choses en accord", le deuxième volet présentait les états de concordances entre les actions " ici-bas et les aspirations à en profiter " éternellement".
Recentrage.
Le troisième volet présente, lui, l'interface vivante de ces actions menées sur terre en direction de... au milieu d'eux. L'interaction est donc une évocation. Mais la distance qui séparait, au volet 1 celui qui faisait du mal et celui qui lui reprochait, était définitive. La distance entre ce rapport temps- actions- bénéfice passif de ces actions était, en volet 2, elle aussi, exprimée sous forme d'une tension ( de tendre vers...). En le volet 3, de par l'union, le phénomène de l'intercession, cette distance est abolie. Le verset 20 réunis les « unis » et Dieu. Dieu, au milieu de nous. La définition du pluriel est ainsi ètabli : car là ou deux ou trois... tout en insitant sur cette unité... Nouer des liens, s'unir génére un organisme qui supprime toute distance. Il semble que le but soit ainsi exprimer en la recherche de l’accord : deux, trois, trouve l’accord de/et Dieu est au milieu… dans l’accord. Dans l'accord même ? Qu'est-ce que le milieu pour deux personnes ou une communauté ? Faut-il comprendre par milieu, juste mesure ? Il semble que non, que ce concept de " milieu" n'est pas " boudhiste... puisque les précédentes parties nous ont montré qu'une sorte de délimitation du tissu relationel ( et à travers lui, les idées, les pensées, les actions de ceux avec qui on choisit d'être en accord, il s'agit même plutôt d'un tout ou rien!), les délimitations du temps ( en ce verset 19 que l'on pourrait mettre en parralèle avec le " il y a un temps pour semer, un temps pour récolter..." de l'ecclésiate... ne sont pas de l'ordre d'une sorte de recherche d'équilibre. Le "milieu" n'est donc pas un concept abstrait, tout au contraire : il signifie une présence réelle: la promesse d'être là. Et à bien y réfléchir, ce passage qui pourrait être interprété de manière
trés pragmatique:
Comment s'en sortir lorsqu'on se heurte avec quelqu'un qui ne cherche que la scission ?
- de chercher à établir qu'il n'y peut plus y avoir d'entente.
Comment s'en sortir quand il semble que le temps passe, que l'on pourrait avoir l'llusion du " tout peut se recommencer" ?
- Il ne s'agit pas là se croire en un éternel recommencement des choses... ce qui pourrait, au contraire paraître démotivant. Mais de commencer, affermir, établir pour toujours....
Comment se poser, se positionner si ce qui se trame peut se dénouer ? que ce qui est en constance mouvance semble si incertain ? nous et nos rapports avec nous-mêmes, nous et nos rapports avec autruis ?
- Le milieu n'est-il pas un centre de gravité, autour de quoi/qui tout graviterai ? un point de référence, quand nous serions désorientés ? De créer une périphérie ne fait-il pas apparaître son milieu ?
NM - 20/10/2005.